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mercredi, 15 juin 2011

survie

Je viens de passer un superbe week-end avec mon chéri . Après 10 mois d'attente , ces retrouvailles furent magiques . Ballades et rires furent au rendez-vous. J'avais presque l'impression d'être heureuse , je l'étais certainement , j'avais l'esprit occupé et je devrais être comblée , pourtant je ne peux m'empêcher de penser qu'il me manque quelque chose ou plutôt quelqu'un.

Je suis désormais convaincue que jamais plus , je ne serais complétement heureuse.

Bien-sûr , je ris , je plaisante , je survis tant bien que mal.

Je peux prétendre que tout va bien , mais il n'en ai rien.

Malgrè moi , je suis malheureuse .

Je sais que je suis en parfaite contradiction avec ce que j'ai déjà pû écrire mais si j'écris , c'est pour sortir tout mon mal-être , ma douleur , mon chagrin , afin d'éviter de m'écrouler.

J'ai conscience que cela peut aussi faire mal aux gens qui me lisent ; ce n'est pourtant pas le but.

J'ai juste besoin de cet espace pour m'exprimer , alors peut-être , avez-vous la sensation que je ressasse  mais il n'en ai rien.

Je sais que tout le monde fait son possible pour me distraire , me changer les idées, m'encourager aussi, il n'empêche que personne ne peut se mettre à ma place et il est inutile de me répéter toujours les mêmes choses car je suis lucide et je le sais parfaitement.

Je suis reconnaissante pour toutes ces gentilles et délicates attentions ; mais sachez-le , c'est Ma Douleur , c'est Ma peine , Ma Croix que je dois porter jusqu'à la fin de mes jours.

C'est ainsi.

Je n'arrive pas à hurler et Dieu seul sait combien c'est douloureux.

Parfois je ne fais rien de spécial , et soudainement ma gorge se noue , une boule au ventre me prend et une envie de crier   mais ça ne vient pas et quelques larmes viennent couler le long de mes joues...

Ca ne dure jamais très longtemps , mais c'est récurrent.

Au détour d'une pensée ,sans raison apparente, ça monte en moi indiciblement.

Alors même que j'écris cette note , les larmes sont au bord des yeux.

Mais ce n'est pas pour faire pleurer dans les chaumières , ni pour un quelconque audimat , c'est simplement pour essayer d'aller mieux.

Quelqu'un m'a écrit un jour  que ces larmes-là sont des larmes d'Amour.

Je ne saurais les qualifier, je sais juste que j'ai mal , très mal .

J'aimerais savoir écrire comme les poètes pour décrire cette souffrance.

Mais je ne sais que répéter que j'ai mal et que je dissimule tout ça derrière un masque de clown.

Le bonheur est un mot banni de mon vocabulaire , non pas que je le fuis  ou que j'en ai plus le droit; c'est juste un concept impossible.

Lorsque que l'on vous coupe un membre , on peut toujours vous mettre une prothèse , vous continuer à vivre "normalement " mais lorsque vous perdez un enfant , rien , ni personne ne pourra jamais le remplacer, aucune prothèse , ni aucune greffe ne comblera ce manque , cette absence .

Une partie de mon être est morte avec mon fils , c'est ainsi...

 

 

mardi, 07 juin 2011

J'avais oublié de te dire...

J'avais oublié de te dire...

Le 13 mai , tu as eu ton heure de gloire mon chéri..

Ils sont tous venus pour toi, je ne pourrais pas te dire le nombre exact , j'avais les yeux embrouillés de larmes , dissimulés sous mes lunettes de soleil. Tu sais , celles-là même que tu me piquais tout le temps !

Certains sont venus de très loin , comme ta famille , bien-sûr et aussi tes amis.

D'autres de moins loin mais;

Tous fidèles pour ton dernier voyage.

Certains , dont le visage m'est familier , d'autres que je connais pas mais visiblement toi tu les connaissais.

Bin oui une super star comme toi , ça laisse des traces dans le coeur des gens.

J'ai remarqué beaucoup de jeunes filles aussi , ça ne m'étonne guère , un beau gosse comme toi !

Nous t'avons suivi dans l'église , ton cercueil porté par 4 hommes tout de noir vêtus.

Quelle classe quand même !

Nous avons écouté attentivement le prêtre et ses paroles ont été belles et très justes.

Ton pote William s'est fait remarqué. Il était penché en avant , triste et en larme et ses voisins de banc ont crû qu'il tombait alors ils se sont levés pour le retenir et bien sûr le banc a basculé dans un vacarme effroyable!

Il est vraiment ton double , prêt à n'importe quoi pour se faire remarquer, pfff de vrais pîtres.

N'empêche que tu as eu une cérémonie magnifique et j'espère que tu n'en a pas manqué une miette parce que c'était émouvant et beau ,,jamais pesant.

Même UK-R au grand complet est venu chanter pour toi " malgrè ça"! tu te rends compte ? Quel triomphe mon bonhomme!

Ce fut un moment inoubliable , un pur moment de bonheur ;

si, si, j'ose le dire.

Même si ce fut difficile pour tes rockeurs préférés de jouer et chanter pour toi , ils l'ont fait.

Je en leur en serait  reconnaissante à jamais.

Ah j'avais oublié de te dire aussi...

Le vert était de rigueur, pour te rendre hommage parce "le vert c'est frais ".

Non pas que j'ai imposé cette couleur , cette idée est venue tout naturellement de tes amis et puis faut avouer , c'est moins triste que le noir.

Et la sortie de l'église!!! oh c'était grandiose , tu ne peux pas savoir , mais si ! suis-je bête tu y étais et je suis sûre que t'as pas râté une miette des Beatles..

"Let it be" ! je ne pouvais absolument pas passer à côté , c'était obligé qu'ils t'accompagnent aussi.

Je pense avoir fait de mon mieux pour te satisfaire et si jamais il y a un truc que j'ai oublié , je t'en supplie fais-moi un signe...

N'importe quand , n'importe où , je serais toujours là à ton écoute...

Mais comme tu me le disais souvent: " tu gères la fougère" ; donc je ne pense ne rien avoir oublié et au pire "tu m'écris un livre"

Sois-sûr que je le lirais....

 

 

 

 

 

dimanche, 05 juin 2011

Hors de l'eau

Quatre semaines se sont déjà écoulées , Quatre semaines et cela me parait une éternité.

Cela me semble encore si irréel et je refais surface malgrè tout ,la vie a retrouvé son rythme , entre les enfants, le boulot , les tâches ordinaires de la vie. Les vacances se profilent à l'horizon et je ne sais pas si je dois m'en réjouir ou appréhender.

Je suis submergée par tant de confusions.

Je suis persuadée qu'il faut avancer et je le clame haut et fort , simplement dans mon for intérieur , c'est un autre refrain qui  joue en boucle , inlassablement...

Comme si j'étais en décallage , il manque une pièce du puzzle et je la cherche....en vain.

Pourtant , il me faut emmerger coûte que coûte , afin d'éviter de sombrer jusqu'à la noyade.

Les enfants semblent aller bien, pourtant ma fille ne va pas bien.

Elle a été si forte jusqu'à présent, elle m'a tellement soutenue  et géré tant de choses qu'elle est à bout de force.

Je dois donc absolument être vigilante et attentive.

Je dois montrer l'exemple et être digne .

Nous sommes tous très proches et parlons librement . Cela aide énormément à supporter cette tragédie et bien-sûr , nous arriverons à survivre et traverser cette épreuve , le temps aidera , notre Amour pansera nos plaies, apaisera notre douleur.

C'est un long cheminement ; un parcours semé d'obstacles parce que tout ce que nous vivrons désormais nous rappellera forcément à quel point il nous manque et ça , quoique nous disions ou fassions , nous n'y échapperons pas.

Cela nous rendra plus forts, plus unis ( encore que nous l'avons toujours été).

Parce que plus rien de ce qui pourra nous arriver dans la vie , ne nous fera jamais autant de mal. Nous avons atteint le sommet le plus haut de la souffrance, le point culminant de la douleur.

Alors , les petits soucis quotidiens ne sont que des goutelettes d'eau dans l'océan infini de larmes ici-bas...

 

mardi, 31 mai 2011

Quelle drôle d'idée^^

Mais quelle idée saugrenue tu as eu d'aller te noyer ! quelle ironie du sort , toi, né sous le signe du poisson, franchement t'as pas assuré et puis en plus la mer c'est dégeulasse , les poissons baisent dedans.

A moins que tu n'étais à la poursuite d'une sirène , je ne comprends pas

Et puis t'aimes pas le poisson , remarque normal on ne mange pas ses congénères. Je ne parle pas du Thon ; il est considéré comme le steak de la mer et toi le steak tu surkiffes.

Quand on est descendant de bretons , on ne choisit pas la Mer Mediterrannée ! C'est une trahison pour les siens ! On choisit l'Océan Atlantique ; ça a plus de gueule , plus de panache , quel manque de classe mon fils !

Mais quelle idée !

Et pourquoi le 8 mai , un jour férié? tu craignais qu'on ne l'oublit?

Le chant des partisans aura un goût de sable et de sel à présent , c'est malin ! Ils vont faire la gueule les anciens combattants.

Au lieu d'aller au Monuments aux morts , on devra aller à la plage le 8 mai et en guise de gerbe , on jettera une rose à la mer

Tu leur a piqué la vedette aux médaillés des champs d'honneur.

C'est tout toi ça , attirer l'attention sur toi , t'as gagné^^

Le 6 juin encore ! je pouvais le concevoir  , avec ta manie de nous refaire le débarquement et là encore , les mecs débarquaient justement et tombaient sur la plage et non le contraire. Décidément  tu fais tout à l'envers (ouais je sais le vert c'est frais^^). En plus t'a failli oublier ton fusil dans le coffre de la bagnole! tu aurais dû te méfier , c'était un signe !

Ne ment pas , je le sais. On m'a relaté les faits avec précision.

Quelle idée farfelue de te noyer.Je sais bien que la Mer a toujours fait partie de ta vie mais de là à lui donner la tienne, je fais faire ma crise de jalousie , Zut à  la fin , la Mère c'est moi, pas la Mer !

Tu t'es encore gourré mon bonhomme , je te l'ai dit cent fois de vérifier ton orthographe.

Quelle idée étrange cette noyade au moment même où je décidais de lire "les Travailleurs de la mer " de Victor Hugo que j'admire et dont la fille s'est elle-même noyée !

Coincïdence ? hasard? caprise du destin? ironie du sort?

Quelle drôle d'idée quand même....

 

Le manque de Toi

Et plus le temps passe , et plus grand devient le manque de toi..

Je réalise peu à peu que ton absence va s'éterniser.

La porte ne va plus s'ouvrir sur ton visage joyeux d'avoir passé une bonne soirée.

La guitare reste désespèrement silencieuse et s'ennuit de toi.

Tes blagues pourries ne resonnent plus dans la maison.

Les mirroirs aussi se languissent de ton reflet.

Tu ne peux pas imaginer à quel point le vide s'est fait ici sans toi.

Quand reviendras-tu? le sais-tu au moins? comme tu aimais le chanter!

Je suis perdue , j'ai tellement besoin de toi. Je suis malade à en crever et je dois vivre ! survivre !

Je vois ton visage constamment , tu souries , tu sembles heureux, moi , je suis malheureuse au fond de moi , je ne le montre pas , je souris aussi pour chasser ma peine , pour tromper l'ennui.

C'est juste un affreux cauchemard  , ça ne peut pas être vrai ! pas toi.

Je vais me réveiller et tu seras de retour.

Les larmes me montent lentement , je ravale mes sanglots pour ne pas faire de bruit.

Non tu ne reviendras pas de sitôt.

Jamais personne  n'est revenu de ce voyage-là.

Alors, une fois de plus , je vais aller me coucher en luttant pour trouver le sommeil.

Un fois de plus je m'endormirais , à bout de force , ton visage dans mes rêves...

 

dimanche, 29 mai 2011

A toutes les mamans

A toutes les mamans , qui pour une raison ou autre , sont fâchées ou brouillées avec leur enfant , je vous dis ceci...

Il est temps de ravaler votre rencoeur , il est temps de pardonner.

Car le temps , justement , file tès vite  qu'on ne sait pas de quoi demain sera fait et qu'il ne faut pas attendre pour faire le premier pas.

Oubliez le motif de vos fâcheries car c'est sûrement sans importance , il y a des choses plus graves qui arrivent.

Oubliez votre fierté et votre orgueil mal placé et

Vous aurez le coeur plus léger lorsque vous serez réconcilliés.

N'attendez pas que le pire arrive car alors  , en plus de la douleur et du chagrin , vous aurez à porter le poids de la culpabilité .

Et les remords vous envahiront chaque jour et il vous sera impossible de faire votre deuil en paix.

Ne passez pas à côté de vos enfants sans les voir , les écouter , les gronder , leur parler , sans leur dire que vous les aimez.

Il n'est rien de pire qu'un acte manqué, et on a rattrape jamais le temps perdu...

Ce message est également valable pour les enfants fâchés avec leur parent.

Aimez-vous vivants, afin de mieux suporter l'insuportable...

 

samedi, 28 mai 2011

Recommandations

 

J'ai trouvé cette liste de recommandations en vagabondant sur internet.

Je la trouve tout-à-fait adéquat et donc je la partage avec vous....

 

 

LE DEUIL  - Extrait des amis compatissants du Québec, pour expliquer le deuil des parents.

1 an, 2 ans, 5 ans, 10 ans, 20 ans même nous séparent du départ de notre enfant et nous, parents en deuil, avons besoin des autres.
Bien que nous ne soyons pas faciles à vivre, nous aimerions rencontrer de la compréhension dans notre entourage ; nous avons besoin de soutien.
Voici, tirés de la lettre des Amis Compatissants du Québec, quelques-uns de nos souhaits :

  • Nous aimerions que vous n'ayez pas de réserve à prononcer le nom de notre enfant mort, à nous parler de lui. Il a vécu, il est important encore pour nous ; nous avons besoin d'entendre son nom et de parler de lui ; alors, ne détournez pas la conversation. Cela nous serait doux, cela nous ferait sentir sa mystérieuse présence.

  • Si nous sommes émus, que les larmes nous inondent le visage quand vous évoquez son souvenir, soyez sûr que ce n'est pas parce que vous nous avez blessés. C'est sa mort qui nous fait pleurer, il nous manque ! Merci à vous de nous avoir permis de pleurer, car, chaque fois, notre cœur guérit un peu plus.

  • Être parent en deuil n'est pas contagieux ; ne vous éloignez pas de nous.

  • Nous aimerions que vous sachiez que la perte d'un enfant est différente de toutes les autres pertes ; c'est la pire des tragédies. Ne la comparez pas à la perte d'un parent, d'un conjoint ou d'un animal.

  • Ne comptez pas que dans un an nous serons guéris ; nous ne serons jamais, ni ex-mère, ni ex-père de notre enfant décédé, ni guéri. Nous apprendrons à survivre à sa mort et à revivre malgré ou avec son absence.

  • Nous aurons des hauts et des bas. Ne croyez pas trop vite que notre deuil est fini ou au contraire que nous avons besoin de soins psychiatriques.

  • Ne nous proposez ni médicaments ni alcool ; ce ne sont que des béquilles temporaires. Le seul moyen de traverser un deuil, c'est de le vivre. Il faut accepter de souffrir avant de guérir.

  • Nous espérons que vous admettrez nos réactions physiques dans le deuil. Peut-être allons-nous prendre ou perdre un peu de poids, dormir comme une marmotte ou devenir insomniaques. Le deuil rend vulnérable, sujet aux maladies et aux accidents.

  • Sachez, aussi, que tout ce que nous faisons et que vous trouvez un peu fou est tout à fait normal pendant un deuil ; la dépression, la colère, la culpabilité, la frustration, le désespoir et la remise en question des croyances et des valeurs fondamentales sont des étapes du deuil d'un enfant. Essayez de nous accepter dans l'état où nous sommes momentanément sans vous froisser.

  • Il est normal que la mort d'un enfant remette en question nos valeurs et nos croyances. Laisse-nous remettre notre religion en question et retrouver une nouvelle harmonie avec celle-ci sans nous culpabiliser.

  • Nous aimerions que vous compreniez que le deuil transforme une personne. Nous ne serons plus celle ou celui que noue étions avant la mort de notre enfant et nous ne le serons plus jamais. Si vous attendez que nous revenions comme avant vous serez toujours frustré. Nous devenons des personnes nouvelles avec de nouvelles valeurs, de nouveaux rêves, de nouvelles aspirations et de nouvelles croyances. Nous vous en prions, efforcez-vous de refaire connaissance avec nous ; peut-être nous apprécierez-vous de nouveau ?

  • Le jour anniversaire de la naissance notre enfant et celui de son décès sont très difficiles à vivre pour nous, de même que les autres fêtes et les vacances. Nous aimerions qu'en ces occasions vous puissiez nous dire que vous pensez aussi à notre enfant. Quand nous sommes tranquilles et réservés, sachez que souvent nous pensons à lui ; alors, ne vous efforcez pas de nous divertir.

mercredi, 25 mai 2011

Courage ou pas?

Et les gens demandent comment je fais pour continuer, ils me disent que j'ai du courage....

Je leur réponds tout simplement.

Du courage, certes il en faut , mais plus que du courage il faut de la sagesse.

Je n'ai nullement la prétention de croire que j'ai atteint la sagesse suprême , car la tâche est difficile. Simplement il faut regarder la vérité en face , ne pas biaiser , l'affronter droit dans les yeux , l'accepter..

Ensuite il faut savoir relativiser,  certes ma douleur m'est propre et personnnelle , mais je ne suis pas la seule à devoir surmonter un obstacle et même si j'y travaille encore , penser positivement me permet de moins souffrir.

La vie suit son cours , je suis là avec mes 3 autres enfants et 2 choix s'offrent à moi.

Ou je sombre dans la depression , la folie douce et m'accroche à un espoir vain que tout ceci n'est une énorme farce, ou je m'accroche à ce souffle de vie  et j'avance pour porter mes enfants vers leur avenir en les entourant de tout mon être , de tout mon amour afin d'en faire des adultes prêts à affronter les  peines et les joies que la vie leur apportera.

Si j'opte pour le premier choix, alors , déjà brisée à l'intérieur   je ne ferais qu'enfoncer le clou qui me conduira à ma perte , à ma santé mentale ; au risque de perdre à jamais tous mes enfants , puisqu'on ne permettra pas à une femme de faillir dans son rôle de mère. Si cela arrivait , j'en mourrais.

Mes enfants  déjà amputé d'un frère  serait privés de leur maman. C'est une chose impossible pour moi.Je veux le meilleur pour eux et je ne vais sûrement pas les abondonner.

 

Donc j'opte pour le second choix, je fais front , je me bats , je me relève et je continue à vivre , pour moi , pour mes enfants , pour mes petits-enfants.

Lorsqu'on devient maman , une lourde responsabilité nous incombe et on a pas le droit de se laisser aller. On devient leur phare , on devient leur repère , on est là , nuit et jour pour les guider sur les chemins tortueux de la vie.

Oh bien sûr  , ce n'est pas toujours simple et l'ingratitude des enfants est bien connue , mais si on fait de son mieux pour les élever ;leur donner les clés qui les aideront à ouvrir les bonnes portes , alors tout ne sera pas vain et ils nous remercieront d'avoir su les guider.

C'est donc ainsi que je vais continuer , comme je l'ai toujours fait , en faisant des erreurs parfois , l'essentiel est de toujours avancer et si je regarde parfois en arrière , ce n'est pas pour soupirer sur des regrets ou des remords , c'est juste pour m'aider à essayer d'être encore meilleure.

 

Si mon regard semble perdu , ce n'est pas de la tristesse , c'est juste que je suis en communion avec mon fils parti, parti pour un long voyage.

Alors du courage , nous en avons tous, nous avons tous cette capacité à surmonter les embûches certains plus que d'autres , mais si vous sonder votre coeur , demandez-vous ceci

Pourquoi pleurez-vous ? pourquoi êtes-vous tristes?

Pleurez-vous vraiment parce que Quentin est parti? ou pleurez-vous parce qu'au fond vous vous demandez comment vous aller faire sans lui? et que finalement vous lui en voulez de vous avoir abondonner.

Parce que je suis convaincu que Lui est heureux là où il est.

Tout cela ne m'enlevera pas la plaie que j'ai en moi , mais cela m'aide à survivre et me conforte dans l'idée que la vie est un trésor précieux et qu'il ne faut pas s'égarer sur les chemins de la haine , de la vengeance et de l'intolérance.

La vie est un cadeau et il faut savoir la remplir en donnant le meilleur de soi .

Telle est ma philospohie, vivez , aimez et faites toujours du mieux que vous pouvez et vous verrez comme vous vous sentirez léger...

 

mardi, 24 mai 2011

Je n'oublierais jamais....

Je n'oublierais jamais..

Ce samedi 14 mars 1992 , où tu as poussé ton premier cri à la maternité de Laon.

Cette belle journée où nous avons fait connaissance.

où notre Amour , déjà entamé pendant ta gestation ,devenait fusionnel

Je pouvais enfin te voir , te sentir , te caliner , toi si petit , si fragile dans mes bras et déjà ce regard qui en disait long....

Tu as été mon premier fils et tu devenais le deuxième enfant d'une fratrie qui comptait déja ta grande soeur Priscilla et qui aurait ensuite deux petits frères , Pierrick et Erwan.

Je n'oublierais jamais...

 Ton premier sourire ,tes premiers babillements , tes premiers mots , tes premiers pas ...

Je n'oublierais jamais...

Ton premier jour à l'école maternelle où tu n'as même pas pleuré.Tu es partie avec la maîtresse rejoindre les autres enfants et tu as commencé ta vie sociale.

Avec les premiers copains ,les premières copines , vous vous êtes suivis jusqu'au début du CM2 ..Nous avons déménagé ensuite.

Mais tu as gardé contact avec beaucoup d'entre eux.

Ces années où l'o apprend à grandir , où l'on fait des bêtises , on l'on s'amuse...

Les spectacles de fin d'année , les remises de prix, les carnavals , les lotos...

Je n'oublierais jamais ...

Nos vacances , moments privilégiés où l'on se retrouvait ensemble , où les horaires n'avaient pas d'importance

La plage et ses châteaux de sable, les baignades et les rires quand on s'éclaboussait, les ballades du soir sur le sentier des douanier ou sur le long de la plage où tu adorais faire des ricochets avec ton papa.

Les coquillages qu'on récoltait comme des trésors,

Je n'oublierais jamais..

Ta petite bouille emerveillée à chaque découverte, tes jolies fossettes quand tu souriais.

Je n'oublierais jamais...

Tes pleurs quand tu étais triste ou que tu t'étais fait mal  et que tu venais te lover dans mes bras pour un gros bisou magique.

Ta petite gueule d'Amour quand tu fronçais les sourcils  parce que tu n'étais pas content.

Je n'oublierais jamais...

Les jours heureux avec ta soeur et tes frères , les joies partagées , les bêtises , les chamailleries, les engueulades, les taquineries.

 

Je n'oublierais jamais...

Ta tristesse de laisser tes copains en Picardie, la difficulté à s'intégrer dans un nouveau paysage.

Puis la joie ensuite d'avoir de nouveaux amis, une nouvelle vie.

Je n'oublierais jamais....

Ta première rentrée au collège, ton premier match de rugby , ta première audition de musique , ton premier concert en orchestre , ton premier match de basket.

Ta joie de vivre , tes premières colles au collèges , nos délires musicaux sur internet.

Je n'oublierais jamais...

Tes premiers goûts musicaux , ta découverte des Beatles,ta passion pour la guitare.

Ta première guitare que t'as pas touché pendant au moins un an , mais lorsque tu t'es lancé , ce fut le coup de foudre, Une vraie histoire d'Amour qui ne t'a jamais quitté.

Je n'oublierais jamais...

Ta première " garde à vue" à la gendarmerie de Saverdun où tu n'étais pas fier quand je suis venue te chercher.

La crainte dans tes yeux de te faire tuer par ton papa!! On n'était pas content c'est sûr ,de là à te tuer !!! faut pas éxagérer quand même mon bonhomme.

 

Je n'oublierais jamais...

Ton premier Amour , cette rencontre qui t'a rendu si heureux, cette promesse d'un avenir radieux.

Les concerts d'UK-R où je t'emmenais avec ta chérie , tu m'as complétement rendu accro  et j'aimais ces moments de complicité , même si tu disais que je te "foutais la honte"^^

C'était que du bonheur

Je n'oublierais jamais...

Ton premier chagrin d'Amour , la peine que tu as eu , le temps qu'il t'as fallu pour surmonter, source de conflits entre nous car je ne suportais pas te voir dans cet état et toi tu t'accrochais à ton Amour comme à une bouée de sauvetage...et le temps apaisa ta douleur et tu allas mieux.

 

Je n'oublierais jamais...

Le bonheur et la fierté que tu avais à jouer un air de guitare quand je te le demandais.

Tes éclats de rire qui emplissaient notre maison , nos conneries ; notre complicité,nos ballades en voiture , la musique à fond.

Tes amis que tu aimais , qui faisait aussi parti de ma vie ; la joie de vous retrouver pour un barbecue à la maison et de faire les fous.

Je n'oublierais jamais...

Ce vendredi quand tu es parti avec William , tellement heureux d'aller ensemble à la mer ,

Tu m'as embrassé

Je t'ai dit , amusez-vous et soyez prudents comme à chaque fois que tu partais quelque part...

Je n'oublierais jamais tant et tant de choses qui sont là dans ma mémoire et dans mon coeur de maman.

Je ne t'oublierais jamais mon fils , car je t'aime plus que ma vie.

 

 

 

 

 

lundi, 23 mai 2011

Ton Absence

Et le manque peu à peu se fait ressentir

L'absence  s'éternise ....je l'attends , je l'espère ; je me languis

Et lentement le mal s'initie en moi, à pas de loup , il me surprend au détour d'une image de Toi.

Je ne cesse pourtant de te regarder, de t'admirer , ton visage pur et beau m'apparait sans cesse.

Comme une caresse ou comme une claque...

Les jours se suivent , fidèles ,au lever du soleil, puis les jours se couchent pour faire place à la nuit.

Inéxorablement.

La nuit que je tente de reculer , qui me fait peur , moment de solitude , face à moi-même , face à mon destin..

Ma tête lourde et légère à la fois , imprégnée de ton doux sourire.

J'ai comme une épée enfoncée dans mon ventre , qui resté figée dans mes entrailles...personne ne réussit à me l'enlever et je saigne , saigne mais je ne peux  hurler ma douleur.

Comme une hémorragie interne que personne ne peux stopper, je me vide lentement ...

Et alors; enfin je m'endors , épuisée par cette lutte sans merci entre l'irréel et la raison.

Et un nouveau jour nait... le combat continue.

Tiraillée entre la souffrance de ton absence et la joie de te penser heureux..